Organiser la cérémonie
Rédiger un faire-part de décès : conseils et exemples de formulations

Un faire-part de décès annonce la nouvelle à l'entourage avec sobriété, en donnant les informations utiles sur le défunt et, le cas échéant, sur la cérémonie à venir. Sa rédaction suit une structure simple, qui laisse une réelle liberté de ton.
Ce que contient un faire-part, dans l'ordre
La structure la plus courante suit cet enchaînement :
- L'annonce du décès, avec le nom complet du défunt et, souvent, son âge.
- La date du décès, parfois accompagnée du lieu.
- Les circonstances de la cérémonie, lorsqu'elles sont déjà connues : date, heure et lieu (église, salle de cérémonie de crématorium, cimetière).
- Les personnes qui font part de la nouvelle : famille proche, parfois nommée individuellement ou regroupée sous une formule générale.
Chacun de ces éléments reste facultatif à l'exception de l'identité du défunt : certaines familles préfèrent annoncer le décès sans indiquer encore les modalités de la cérémonie, faute de les avoir arrêtées.
Des formulations sobres, à adapter
Le ton d'un faire-part reste, par tradition, mesuré et respectueux. Quelques formulations couramment utilisées, à adapter à la situation :
- « [Prénom Nom] nous a quittés le [date], à l'âge de [âge] ans. »
- « Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de [Prénom Nom], survenu le [date]. »
- « La cérémonie se déroulera le [date] à [heure], [lieu]. »
- « De la part de [prénoms des proches] et de toute la famille. »
Ces formules peuvent être combinées, raccourcies ou enrichies selon les habitudes familiales ou les convictions du défunt.

Avec ou sans référence religieuse
Le faire-part peut rester entièrement neutre, sans aucune référence religieuse, en particulier lorsque la cérémonie prévue est elle-même civile. Il peut aussi reprendre les symboles ou formulations propres à une tradition religieuse, lorsque cela correspond aux convictions du défunt ou de sa famille. Les deux approches sont également respectées, sans hiérarchie entre elles.
Quelques formulations à éviter
Un faire-part reste un texte lu par des proches en plein deuil : quelques formulations, pourtant courantes, méritent d'être évitées par égard pour les destinataires. Les tournures trop abruptes ou dramatisées, les détails médicaux précis sur les circonstances du décès, ou les formules qui laissent entendre une comparaison entre le défunt et d'autres personnes, sont généralement écartées au profit d'un ton mesuré, centré sur l'annonce elle-même et, éventuellement, un mot sur la personnalité du défunt.
Un modèle simple à suivre, étape par étape
Pour une famille qui rédige un premier faire-part, la méthode la plus simple consiste à répondre, dans l'ordre, à quatre questions : qui annonce la nouvelle, qui est le défunt, quand le décès a-t-il eu lieu, et quelles sont les modalités de la cérémonie si elles sont déjà fixées. En assemblant les réponses à ces quatre questions dans un texte court, la structure du faire-part se construit presque naturellement, sans qu'il soit nécessaire de partir d'un modèle figé.
Avant ou après la cérémonie : une question de choix
Deux logiques coexistent. Certaines familles publient le faire-part avant la cérémonie, pour permettre à l'entourage d'y assister s'il le souhaite ; d'autres préfèrent une cérémonie restreinte et n'annoncent le décès qu'après, parfois accompagné d'une formule du type « la cérémonie s'est déroulée dans l'intimité familiale ». Aucune de ces deux approches n'est plus correcte que l'autre : le choix dépend uniquement des souhaits de la famille et, éventuellement, de ceux exprimés par le défunt de son vivant.
Le faire-part de remerciements, une étape à part
Après la cérémonie, de nombreuses familles adressent un second courrier aux personnes qui ont témoigné leur soutien (présence, fleurs, messages) : le faire-part de remerciements. Sa formulation reste simple, du type « [Prénom(s)] et sa famille remercient toutes les personnes qui, par leur présence, leurs messages ou leurs attentions, ont témoigné leur soutien en cette épreuve. » Ce courrier peut être envoyé dans les semaines qui suivent la cérémonie, sans urgence particulière.
Format papier ou envoi numérique
Le faire-part traditionnel reste un courrier imprimé, envoyé par voie postale. De plus en plus de familles y ajoutent un envoi numérique (courriel, message groupé) pour toucher rapidement les proches les plus éloignés, en complément et non en remplacement du courrier papier pour les proches les plus âgés, souvent moins à l'aise avec les outils numériques. Les deux formats peuvent parfaitement coexister au sein d'une même famille.
Où et comment le faire-part est-il diffusé
Une fois rédigé, le faire-part peut être diffusé par plusieurs canaux : envoi postal aux proches, publication dans la presse quotidienne régionale, ou dépôt sur un site spécialisé dans les avis de décès. Le choix du ou des canaux dépend de l'étendue du cercle à prévenir et des habitudes de la famille.
Impliquer les enfants dans la rédaction
Lorsque des enfants ou des petits-enfants du défunt souhaitent participer à la rédaction, leur associer une phrase ou une formule choisie par eux-mêmes peut donner au faire-part une dimension plus personnelle, sans rien retirer à sa sobriété générale. Cette implication reste évidemment facultative et dépend uniquement de l'âge des enfants concernés et du souhait de la famille.
Être accompagné dans l'organisation
La rédaction du faire-part s'inscrit souvent dans une démarche plus large d'organisation des obsèques. À Poitiers et dans l'agglomération, nous vous aidons à trouver les mots justes et prenons en charge, à vos côtés, l'ensemble de la préparation de la cérémonie : un message sur notre page de contact suffit pour commencer.
Sources
- Loi du 15 novembre 1887 sur la liberté des funérailles : legifrance.gouv.fr (consultée le 10/09/2026)


